Le Marais est une ancienne zone de marécages occupée depuis le XIIe siècle par des ordres religieux parmi lesquels l’ordre du Temple, qui y installe des établissements. Au début du XVIIe siècle, à la suite de la construction de la place des Vosges, ce quartier, jusque-là périphérique, devient le lieu de résidence de la noblesse parisienne. De nombreux hôtels particuliers y sont construits dont beaucoup subsistent aujourd’hui. Au milieu du XVIIIe siècle le quartier est déserté par l’élite parisienne au profit du faubourg Saint-Honoré et du faubourg Saint-Germain qui offrent plus d’espace. La Révolution française achève de chasser les propriétaires fortunés. Le quartier est dès lors occupé par une population d’artisans et d’ouvriers qui occupe les anciens hôtels et construit des ateliers dans les anciennes cours intérieures.

Les grands travaux d’aménagements de Paris du XIXe siècle touchent peu le quartier qui conserve ses rues étroites, mais de nombreux immeubles de qualité sont progressivement détruits. Dans les années 1960, est lancé sous l’impulsion d’André Malraux un programme de sauvegarde et de préservation du quartier. Le quartier préservé est désormais, grâce à ses beaux immeubles, fréquenté par les touristes et recherché par les classes aisées. De nombreux musées y sont installés.

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Le Marché des Enfants Rouges

Le marché des Enfants-Rouges, fut créé en 1628, on l’appelait alors le Petit Marché du Marais.
Le nom des Enfants Rouges ne lui fut donné que plus tard, de même que celui de Marché de Beauce. Ces deux noms viennent de la proximité de l’hospice des Enfants-Rouges (1524-1777) créé par Marguerite de Navarre pour des orphelins dont l’uniforme était rouge, qui a aussi donné son nom au quartier, et de celle de la rue de Beauce.
Le Marché des Enfants-Rouges, qui est le plus vieux marché couvert de Paris en service, a fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 8 mars 1982 et a été rénové à la fin des années 1990, après avoir été menacé de destruction.


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Le Carreau du Temple

En 1863, les halles et la Rotonde sont démolies pour être remplacées par six pavillons modernes en fonte, verre et brique, conçus par les architectes Ernest Legrand et Jules de Mérindol.

En 1904, le Carreau accueille la première Foire de Paris. L’année suivante, quatre des six pavillons sont démontés. Il n’en reste plus aujourd’hui que deux, formant une vaste halle (actuel marché du Temple). La rue Gabriel-Vicaire et la rue Paul-Dubois passent sur la partie supprimée, et le reste se trouve entre la rue de Picardie et la rue Eugène Spuller.

Le marché du Carreau du Temple connaît un énorme succès et « devient le marché incontournable du vêtement populaire pour les petites bourses et les coquets » (Meryam Khouya). Les années 1950 à 1970 voient les clients affluer. Il y aurait eu jusqu’à 1 000 marchands dans le Carreau. En 1976, le maire de l’arrondissement veut raser les lieux pour édifier un parking. Une large opposition s’exprime et le lieu est sauvé et inscrit au titre des monuments historiques.
Depuis février 2014, le Carreau du Temple, après un investissement de 4O millions d’euros, s’ouvre au public: sport, arts vivants, concerts, salons, spectacles… La mode (haute couture, prêt à porter, jeunes créateurs) est un des axes historiques du projet. Il accueille désormais les défilés les plus prestigieux (Yves Saint Laurent, Kenzo, Alexander Mc Queen) et le salon Tranoï.

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